Qui a peur de l’entrée des réseaux sociaux en classe? Les élèves!

Cyberculture populaire, Tic, un jeune Pas de commentaires »

owni

De quoi avons nous peur dans la pratique des réseaux sociaux en classe ?

Suite à la table ronde à laquelle j’ai participé pour Le Café pédagogique à #Educatice, j’ai été interviewée par France Inter à ce sujet.

Dans ce reportage, ont été aussi interrogés des lycéens sur le même thème : leurs avis sur la question sont unanimes : il ne faut pas faire rentrer les réseaux sociaux à l’école. Ce n’est pas leur place, ce n’est pas sérieux.

C’est l’avis des lycéens et d’un très large public d’adultes, enseignants ou non.
Une peur populaire sur les réseaux sociaux du Net se généralise et globalement sur l’Internet, Facebook en tête. À chaque fois que Facebook est abordé dans des réunions pédagogiques et globalement dans les médias, c’est pour évoquer tous les abus, dégâts, dérives engendrés par la pratique d’un tel média. Le sommet a été atteint médiatiquement avec les « apéros Facebook » au printemps.

Les adolescents, comme la société, ont assimilé cette idée du média social du Net. C’est leur moyen de communication (après le sms) privilégié mais ils veulent le garder du domaine du privé.

Un espace de jeu mais pas de travail

Facebook et de façon plus générale le réseau social du Net représentent pour eux une terre privée et terre de danger dénuée de tout sérieux : c’est un espace de jeu mais surtout pas de travail. Impression donnée par leurs propres pratiques et par la diabolisation engendrée par les médias.

Pour présenter « Twitter en classe » à mes élèves, je constate deux réactions qui s’opposent :

1) L’élève se réjouit qu’on parte de ses pratiques numériques : que le micro-blogging de type Facebook puisse entrer dans ses pratiques scolaires, qu’un enseignant ne diabolise pas son moyen de communication favori et généralement Internet.

2) Mais l’élève est méfiant et a peur : il sait quelles dérives le microblogging engendre (parfois il pratique ces dérives, parfois il les subit des autres) et ne cesse d’entendre combien Internet et en particulier ces réseaux là sont dangereux. Les médias lui disent, l’institution scolaire lui répète ! Facebook est bloqué dans la plupart des établissements scolaires.

J’ai pu rapidement convaincre mes élèves de l’intérêt de la pratique pédagogique de Twitter. Parce qu’ils n’utilisent pas personnellement ce média. Twitter, je le sais, reste et restera pour ces promotions un média sérieux et scolaire du fait de l’usage que j’en ai imposé. Il y a donc différenciation complète dans leurs esprits et dans leurs pratiques.

J’ai décidé pour les deux années scolaires à venir d’étendre nos usages en classe en partant de leurs usages personnels. Pour deux raisons :

  • Toujours cette volonté de les éduquer à l’Internet.
  • Et parce que je suis partie du postulat suivant : partir de leurs usages personnels permet une meilleure implication de l’élève. C’est aussi « confortable » pour l’enseignant : partir de leurs usages permet de sauter la période de formation à l’outil (gain de temps estimable !) et surtout permet de valoriser les compétences de l’élève : le savoir ne vient pas que de l’enseignant. L’élève se pose formateur pour les élèves les plus faibles dans ces pratiques (inversion souvent des rôles du « plus fort » et du « plus faible ») Ainsi j’ai décidé en plus de Twitter de leur faire créer des pages Facebook sur des évènements que nous organisons au lycée (expositions mises en place, concours de poésie etc.), un blog sur leurs écrits en français, une boite mail active de classe, des Google-docs, du travail collaboratif avec EtherPad, des publication de vidéos sur YouTube, des CV vidéos pour leurs recherches d’emploi, de stage ou recrutement en écoles post bac. Les réseaux sociaux, YouTube, le mail, le blog sont leurs principales pratiques. Nous agrégeons des pratiques comme EtherPad et les CV vidéo. Il en est là de la partie formation qu’incombe à l’enseignant : ne pas laisser l’élève à son niveau personnel de connaissances et de formation mais bien l’élever stricto sensu. Toutes ces pratiques restent sous la thématique de l’éducation à l’Internet et de la construction d’une identité numérique positive de l’élève. Dans le cadre d’une séquence sur l’autobiographie, je leur ai fait écrire des textes à la manière de François Delarozières (chef des « machines » de Nantes). L’objectif final étant de les faire se filmer avec des smartphones à la manière de cette vidéo. J’avais prévu le stockage de ces vidéos sur YouTube. Ces vidéos doivent servir d’autobiographies et donc de présentations dans le cadre de nos échanges via Twitter avec les étudiants indiens de David Cordina à l’Alliance Française de Bombay1 Chaque vidéo doit identifier l’élève qui a réalisé le mini-film et l’élève filmé.
  • Je me heurte pour le moment à une résistance forte de plusieurs élèves pour cette diffusion. Ils argumentent qu’ils ne veulent pas se retrouver « sur Internet », que cette vidéo pourra nuire à leur image etc. J’ai été confrontée à la même opposition lors de la création de leur compte Twitter : je leur ai demandé de mettre en pseudo leur prénom et leur nom et en avatar une photo d’eux. Certains ont refusé ces règles.

Je mène un long travail de persuasion sans savoir si je gagnerai : je suis confrontée à l’élève qui a peur alors que nous sommes dans un processus raisonné et accompagné. Phénomène que je n’ai pas connu l’année passée avec la première classe tweeteuse. Mes élèves cette année sont plus jeunes d’au moins deux ans avec un niveau de réflexion beaucoup moins mature. J’avais des pré-adultes, j’ai cette année de vrais adolescents. Ils sont nés sur Internet sur les derniers relents de Skyblogs et en pleine médiatisation de Facebook. Médiatisation et diabolisation. Les reportages, les émissions comme Envoyé spécial en février, CANAL+ en septembre, des articles de presse comme celui de Télérama ne pointent que sur les aspects négatifs de l’Internet. Rarement les médias « grand public » pointent sur les aspects positifs, sur les avancées sociales, pédagogiques que l’Internet permet (alors que tous les journalistes travaillent aujourd’hui et ne pourraient se dispenser d’un tel outil de travail !).

Focaliser uniquement sur les adolescents, une grave erreur

Nous partons aujourd’hui d’un lourd constat qu’il ne faut surtout pas nier et occulter : personne n’a été formé aux usages de l’Internet et en particulier aux réseaux sociaux du Net type Facebook. Les dérives, les dégâts sont lourds lorsque mal utilisés. Ce procès récent montre que les adultes sont largement concernés par ces dérives. Focaliser uniquement sur les adolescents serait une grave erreur. Aujourd’hui les plus mauvais utilisateurs de l’Internet sans réflexion, sans recul, sans prise de conscience sont les adultes.

S’il est difficile, voir impossible de former les adultes, c’est totalement possible pour les élèves des petites classes jusqu’aux études supérieures.

J’ai à convaincre des adolescents que tout est possible sur Internet : le pire est à éviter, le meilleur est à construire de façon raisonnée. Si un futur employeur tape le nom d’un de mes élèves sur « Google », il trouvera (aussi !) des travaux de français, de logistique, des échanges via Twitter à propos des cours, des vidéos de présentation, des pages Facebook sur une expo photo à laquelle il aura participé, un concours de poésie qu’il aura gagné. Une identité numérique Positive.

À suivre !

Billet initialement publié sur Ma onzième année et trouvé sur l’excellent Owni

Image CC Flickr aleeed et rishibando

Le catalogue Editis rejoint la librairie Feedbooks

Catalogues, Cyberculture populaire Pas de commentaires »

feedbooks

Après un premier round pour former un catalogue déjà bien conséquent, puis le lancement de la version anglophone, la librairie Feedbooks est en passe de devenir un acteur incontournable de la vente d’ebooks, fort de son expérience dans le téléchargement de livres gratuits. Aujourd’hui, c’est au tour d’un des trois grands éditeurs francophones, le groupe Editis, de rejoindre Feedbooks. On retrouve ainsi les ouvrages de Versilio (distribués par Interforum), des ebooks de Nathan Jeunesse (tous pour moins de 6€) et bien d’autres. Maintenant, il ne manque plus qu’aux autres éditeurs d’emboîter le pas de leurs confrères pour venir grossir le catalogue du site français. En quelques semaines, Feedbooks s’est fait une place non négligeable dans la distribution d’ebooks en France, devenant le deuxième canal de vente (après l’iBookstore) pour certains éditeurs numériques.

Pour rappel, les éditeurs utilisant la plateforme Immatériel sont déjà inscrits au catalogue Feedbooks depuis plusieurs semaines. Parmi eux, Publie.net, NumerikLivres, Librid, Bragelonne… Que du bon !

D’après : www.ebouquin.fr

Devenez blog-trotteurs du patrimoine

Cyberculture populaire Pas de commentaires »

blog trotteur

Écoles, collèges, lycées… Avis aux professeurs et à leurs élèves

Près de votre établissement, dans votre quartier, à deux pas de votre village se trouve sans doute une ressource culturelle qui mériterait d’être mieux connue ou reconnue. Peu importe l’âge ou la taille de ce patrimoine, ce qui compte c’est qu’il raconte quelque chose et qu’il présente un véritable intérêt à vos yeux.

Devenez les « blogtrotteurs du patrimoine » de Picardie et gagnez un camescope numérique, des ouvrages sur le thème de la photo, des clefs USB…

Comment participer

Quatre étapes obligatoires :

  • Réaliser un reportage sur cette ressource (texte avec photos ou reportage audio ou reportage vidéo).
  • Envoyer votre reportage au CRDP au plus tard le 27 mars 2011 : 45 rue Saint Leu 80026 Amiens cedex 1.

Quelles ressources décrire

Friche industrielle, lavoir, fontaine, puits, château, chapelle, moulin, croix, cadran solaire, plaque de rue, jardin, sculpture de plein air, chemin historique, vestige archéologique …..

Calendrier

  • Envoi des travaux au plus tard le 27 Mars 2011
  • Remise des prix dans les établissements à partir du 20 Mai 2011

Contacts

remi.certhoux@ac-amiens.fr

mediatheque.crdp@ac-amiens.fr

D’après : www.cr-picardie.fr

Quatrième carrefour des possibles en Picardie

Cyberculture populaire, Tic Pas de commentaires »

possible

Avez-vous déjà assisté   à un Carrefour des Possibles ?

Vous souhaitez découvrir des usages innovants des TIC (technologies de l’information et de la communication) : nouvelles applications pour l’Internet et la téléphonie mobile, systèmes d’information, applications industrielles, bureautique, domotique, art et design numériques, logiciels libres, e-learning, réseaux sociaux, gérontechnologie, réalité virtuelle, jeux vidéo, 3D …

Le 17 juin, vous allez être étonné !

Venez rencontrer 10 créateurs d’usages numériques aussi innovants qu’étonnants au 4ème Carrefour des Possibles® Picardie, un évènement national qui se tiendra le jeudi 17 juin au Carré de la République, 17 rue de la République à Amiens à partir de 18h30.

Le scénario :

18h30 : Accueil et ouverture de l’évènement

18h45 : Actualités de la FING et coups de projecteur

19h00 : Dix créateurs d’usages innovants numériques dévoilent leurs idées

20h00 : Rencontres et échanges avec les créateurs autour d’un cocktail dînatoire

Vous êtes une association, une entreprise, un indépendant, une collectivité, une institution, un particulier, le Carrefour est pour vous. Des idées et des partenaires seront au rendez-vous.

L’évènement est ouvert au public par simple inscription via le site Internet des Carrefours www.carrefourdespossibles.org, rubrique Picardie.

Où s’informer ?

Valérie Mion, coordinatrice du Carrefour Picardie se tient à votre disposition pour toute information complémentaire : au 03 22 97 95 64 ou par courriel v.mion@aripicardie.org.

Retrouvez le Carrefour des possibles Picardie en vidéo : http://www.aripicardie.org/tic-et-projets-numeriques/actu/article/4eme-carrefour-des-possibles-picardie/?tx_ttnews[backPid]=45&cHash=32754a5d34

Kit familial de sécurité en ligne

Cyberculture populaire Pas de commentaires »

Le Luxembourg vient de mettre en ligne, et à la disposition de tous, un kit familial pour comprendre les règles de base pour utiliser Internet en sécurité.

Ce kit comprend plusieurs éléments dont une brochure ludique à destination des familles ainsi qu’un guide pour aider les parents à mieux comprendre les risques, tout en proposant des solutions pour protéger leurs enfants.

Ces outils sont parfaits pour animer des ateliers de prévention pour les jeunes et leurs parents.

Pour télécharger le kit cliquez ici

Flux RSS des articles Flux RSS des commentaires Connexion