Semaine de la Critique à Cannes,

Appels à projet, culture, un jeune Pas de commentaires »

arte cannes ofaj

Dans le cadre la Semaine de la Critique à Cannes, des lycéens peuvent se glisser dans la peau d’un critique de cinéma du 11 au 21 mai 2011

Dans le cadre du Festival de Cannes, la Semaine de la Critique organise, en coopération avec l’Office franco-allemand pour la Jeunesse (OFAJ) « LA (TOUTE) JEUNE CRITIQUE », une opération autour de la critique de cinéma.

Chaque année, la Semaine de la Critique invite des lycéens français à visionner sa sélection de films sur la Croisette. Depuis 2005, les organisateurs ont souhaité associer l’OFAJ à cette opération et permettre à des lycéens allemands d’être invités.

Comme des critiques de cinéma, les lycéens français et allemands assistent chaque jour ensemble aux projections des sept longs et sept courts métrages de la sélection. Après avoir rencontré les équipes des films, ces apprentis journalistes écrivent leurs critiques, dont les meilleures sont publiées dans les médias partenaires (presse écrite, radio et internet).

A l’issue de la semaine, les lycéens français et allemands constituent un jury et délibèrent pour décerner le « Prix OFAJ de la (Toute) Jeune Critique » au meilleur long métrage de la sélection.

Parallèlement, deux prix sont remis par l’OFAJ aux auteurs de la meilleure critique en français et de la meilleure critique en allemand. Les lauréats de ces prix seront invités à la Berlinale en 2011.


Les lauréats 2010 © OFAJ/DFJW

Conditions de participation

  • Peuvent participer des lycéens, passionnés de cinéma, qui développent un vrai goût pour l’écriture ou le journalisme. La priorité est donnée aux lycéens qui s’intéressent au cinéma tout au long de l’année et/ou qui disposent d’une première expérience d’écriture de critiques de film.
  • Les lycéens doivent impérativement poser leur candidature par groupe de trois élèves accompagnés d’un enseignant. 4 groupes français et 4 groupes allemands seront sélectionnés par l’OFAJ et les organisateurs de la Semaine de la Critique.
  • Les candidats doivent disposer de contacts avec un média de leur région (presse écrite, radio, Tv, Internet) prêt à publier leurs critiques (ou des articles) lors de leur séjour à Cannes.
  • Les participants seront invités par l’OFAJ à Cannes du 11 au 21 mai 2011 (transport, hébergement en demi-pension et une accréditation Semaine de la Critique inclus).
  • La date limite d’envoi des candidatures est fixée au 7 mars 2011.

N.B. Tout recours juridique est exclus.

Source : www.ofaj.org/

Qui a peur de l’entrée des réseaux sociaux en classe? Les élèves!

Cyberculture populaire, Tic, un jeune Pas de commentaires »

owni

De quoi avons nous peur dans la pratique des réseaux sociaux en classe ?

Suite à la table ronde à laquelle j’ai participé pour Le Café pédagogique à #Educatice, j’ai été interviewée par France Inter à ce sujet.

Dans ce reportage, ont été aussi interrogés des lycéens sur le même thème : leurs avis sur la question sont unanimes : il ne faut pas faire rentrer les réseaux sociaux à l’école. Ce n’est pas leur place, ce n’est pas sérieux.

C’est l’avis des lycéens et d’un très large public d’adultes, enseignants ou non.
Une peur populaire sur les réseaux sociaux du Net se généralise et globalement sur l’Internet, Facebook en tête. À chaque fois que Facebook est abordé dans des réunions pédagogiques et globalement dans les médias, c’est pour évoquer tous les abus, dégâts, dérives engendrés par la pratique d’un tel média. Le sommet a été atteint médiatiquement avec les « apéros Facebook » au printemps.

Les adolescents, comme la société, ont assimilé cette idée du média social du Net. C’est leur moyen de communication (après le sms) privilégié mais ils veulent le garder du domaine du privé.

Un espace de jeu mais pas de travail

Facebook et de façon plus générale le réseau social du Net représentent pour eux une terre privée et terre de danger dénuée de tout sérieux : c’est un espace de jeu mais surtout pas de travail. Impression donnée par leurs propres pratiques et par la diabolisation engendrée par les médias.

Pour présenter « Twitter en classe » à mes élèves, je constate deux réactions qui s’opposent :

1) L’élève se réjouit qu’on parte de ses pratiques numériques : que le micro-blogging de type Facebook puisse entrer dans ses pratiques scolaires, qu’un enseignant ne diabolise pas son moyen de communication favori et généralement Internet.

2) Mais l’élève est méfiant et a peur : il sait quelles dérives le microblogging engendre (parfois il pratique ces dérives, parfois il les subit des autres) et ne cesse d’entendre combien Internet et en particulier ces réseaux là sont dangereux. Les médias lui disent, l’institution scolaire lui répète ! Facebook est bloqué dans la plupart des établissements scolaires.

J’ai pu rapidement convaincre mes élèves de l’intérêt de la pratique pédagogique de Twitter. Parce qu’ils n’utilisent pas personnellement ce média. Twitter, je le sais, reste et restera pour ces promotions un média sérieux et scolaire du fait de l’usage que j’en ai imposé. Il y a donc différenciation complète dans leurs esprits et dans leurs pratiques.

J’ai décidé pour les deux années scolaires à venir d’étendre nos usages en classe en partant de leurs usages personnels. Pour deux raisons :

  • Toujours cette volonté de les éduquer à l’Internet.
  • Et parce que je suis partie du postulat suivant : partir de leurs usages personnels permet une meilleure implication de l’élève. C’est aussi « confortable » pour l’enseignant : partir de leurs usages permet de sauter la période de formation à l’outil (gain de temps estimable !) et surtout permet de valoriser les compétences de l’élève : le savoir ne vient pas que de l’enseignant. L’élève se pose formateur pour les élèves les plus faibles dans ces pratiques (inversion souvent des rôles du « plus fort » et du « plus faible ») Ainsi j’ai décidé en plus de Twitter de leur faire créer des pages Facebook sur des évènements que nous organisons au lycée (expositions mises en place, concours de poésie etc.), un blog sur leurs écrits en français, une boite mail active de classe, des Google-docs, du travail collaboratif avec EtherPad, des publication de vidéos sur YouTube, des CV vidéos pour leurs recherches d’emploi, de stage ou recrutement en écoles post bac. Les réseaux sociaux, YouTube, le mail, le blog sont leurs principales pratiques. Nous agrégeons des pratiques comme EtherPad et les CV vidéo. Il en est là de la partie formation qu’incombe à l’enseignant : ne pas laisser l’élève à son niveau personnel de connaissances et de formation mais bien l’élever stricto sensu. Toutes ces pratiques restent sous la thématique de l’éducation à l’Internet et de la construction d’une identité numérique positive de l’élève. Dans le cadre d’une séquence sur l’autobiographie, je leur ai fait écrire des textes à la manière de François Delarozières (chef des « machines » de Nantes). L’objectif final étant de les faire se filmer avec des smartphones à la manière de cette vidéo. J’avais prévu le stockage de ces vidéos sur YouTube. Ces vidéos doivent servir d’autobiographies et donc de présentations dans le cadre de nos échanges via Twitter avec les étudiants indiens de David Cordina à l’Alliance Française de Bombay1 Chaque vidéo doit identifier l’élève qui a réalisé le mini-film et l’élève filmé.
  • Je me heurte pour le moment à une résistance forte de plusieurs élèves pour cette diffusion. Ils argumentent qu’ils ne veulent pas se retrouver « sur Internet », que cette vidéo pourra nuire à leur image etc. J’ai été confrontée à la même opposition lors de la création de leur compte Twitter : je leur ai demandé de mettre en pseudo leur prénom et leur nom et en avatar une photo d’eux. Certains ont refusé ces règles.

Je mène un long travail de persuasion sans savoir si je gagnerai : je suis confrontée à l’élève qui a peur alors que nous sommes dans un processus raisonné et accompagné. Phénomène que je n’ai pas connu l’année passée avec la première classe tweeteuse. Mes élèves cette année sont plus jeunes d’au moins deux ans avec un niveau de réflexion beaucoup moins mature. J’avais des pré-adultes, j’ai cette année de vrais adolescents. Ils sont nés sur Internet sur les derniers relents de Skyblogs et en pleine médiatisation de Facebook. Médiatisation et diabolisation. Les reportages, les émissions comme Envoyé spécial en février, CANAL+ en septembre, des articles de presse comme celui de Télérama ne pointent que sur les aspects négatifs de l’Internet. Rarement les médias « grand public » pointent sur les aspects positifs, sur les avancées sociales, pédagogiques que l’Internet permet (alors que tous les journalistes travaillent aujourd’hui et ne pourraient se dispenser d’un tel outil de travail !).

Focaliser uniquement sur les adolescents, une grave erreur

Nous partons aujourd’hui d’un lourd constat qu’il ne faut surtout pas nier et occulter : personne n’a été formé aux usages de l’Internet et en particulier aux réseaux sociaux du Net type Facebook. Les dérives, les dégâts sont lourds lorsque mal utilisés. Ce procès récent montre que les adultes sont largement concernés par ces dérives. Focaliser uniquement sur les adolescents serait une grave erreur. Aujourd’hui les plus mauvais utilisateurs de l’Internet sans réflexion, sans recul, sans prise de conscience sont les adultes.

S’il est difficile, voir impossible de former les adultes, c’est totalement possible pour les élèves des petites classes jusqu’aux études supérieures.

J’ai à convaincre des adolescents que tout est possible sur Internet : le pire est à éviter, le meilleur est à construire de façon raisonnée. Si un futur employeur tape le nom d’un de mes élèves sur « Google », il trouvera (aussi !) des travaux de français, de logistique, des échanges via Twitter à propos des cours, des vidéos de présentation, des pages Facebook sur une expo photo à laquelle il aura participé, un concours de poésie qu’il aura gagné. Une identité numérique Positive.

À suivre !

Billet initialement publié sur Ma onzième année et trouvé sur l’excellent Owni

Image CC Flickr aleeed et rishibando

C’est quoi l’information jeunesse ?

un jeune, un professionnel de la jeunesse Pas de commentaires »

Une mission de service public

L’information jeunesse est une mission de service public, définie et garantie par l’Etat. Au nom de l’Etat, le ministère chargé de la Jeunesse et des Sports labellise les structures qui constituent le réseau Information Jeunesse : centres, bureaux, points Information Jeunesse. Il coordonne et soutient leur développement, avec le concours des collectivités territoriales.

Les missions

Ces structures assurent cette mission conformément aux règles déontologiques suivantes :

- L’information est accessible de manière égale à tous les jeunes, au plus près de leurs conditions de vie,

- L’information répond en priorité aux besoins et aux demandes directes des jeunes qui sont accueillis dans un souci de disponibilité et de respect de leur identité,

- L’information des jeunes traite de tous les sujets qui les intéressent ou les concernent dans leur vie quotidienne et l’exercice de leurs droits, notamment : enseignement, formation professionnelle et permanente, emploi, vie pratique, transports, santé, culture, sports, loisirs, vacances, …,

- L’information est complète, impartiale, exacte, pratique et actualisée.

- L’information utilise les technologies de l’information et de la communication, notamment afin de promouvoir l’accès des jeunes à de nouvelles formes d’expression culturelle et citoyenne.

- L’accueil est gratuit, personnalisé et modulé selon la demande, de la mise à disposition d’auto-documentation à l’entretien plus adapté à une relation de conseil, d’aide à la démarche et à une approche globale des projets et du parcours individuel du jeune.

- L’information respecte le secret professionnel et l’anonymat du jeune,

- L’accueil et l’information sont assurés par des professionnels qualifiés.

Un réseau

Au sein du réseau Information Jeunesse, les BIJ (Bureaux Information Jeunesse) et les PIJ (Points Information Jeunesse) accueillent et informent les jeunes à l’échelon local.

Rendez vous sur le  site régional de l’Information Jeunesse Picardie pour plus d’informations

Les jeunes et Internet : De quoi avons-nous peur ?

Enquêtes/études/ouvrages, Tic, un jeune Pas de commentaires »

FE

Élodie Kredens et Barbara Fontar, sociologues des médias, avec le soutien de la Fondation pour l’enfance, ont mené une étude réalisée auprès de 1000 enfants et adolescents (de l’école primaire au lycée) pour Fréquence écoles.

Leur recherche a duré un an, sur deux axes : une série de 50 entretiens individuels avec des jeunes et leurs parents à leurs domiciles, puis un questionnaire auprès de 1000 élèves.

Quelques chiffres :
- 1% des jeunes n’a jamais navigué sur le web.
- 44,5% des jeunes déclarent utiliser Internet quotidiennement.
- 60% des jeunes surfent à l’abri des regards, dans un espace tranquille de la maison.
- 86 % des lycéens ont un compte Facebook.
- 75,8 % des jeunes pensent que les informations trouvées sur Internet ne sont pas toutes fi ables.
- Près de 2 jeunes sur 3 ne discutent pas avec des inconnus.
- 2 enfants sur 3 en primaire ont déjà été choqués par ce qu’ils ont vu sur Internet.
- 82,5% des collégiens et lycéens ont vécu une expérience négative sur Internet.

Fichiers à télécharger :

synthese_jeunesetinternet_2010.pdf

rapport_complet.pdf

ANNEE INTERNATIONALE DE LA JEUNESSE

culture, Éducation populaire, un jeune Pas de commentaires »

Les Nations Unies proclament 2010 Année internationale de la jeunesse

Par le Partenariat entre la Commission européenne et le Conseil de l’Europe dans le domaine de la jeunesse : youth-partnership@coe.int

Accroche :

Les Nations Unies ont proclamé 2010 Année internationale de la jeunesse en décembre dernier afin de capter l’énergie, l’imagination et l’initiative des jeunes du monde entier pour faire face aux défis auxquels l’humanité est confrontée, comme le renforcement de la paix et l’augmentation du développement économique. L’Année internationale de la jeunesse commencera officiellement le 12 août 2010.

Nouvelle :

Dans sa résolution proclamant l’Année, l’Assemblée générale appelle les gouvernements, la société civile, les individus et les communautés à travers le monde à appuyer diverses activités destinées à célébrer cette Année tant aux plans mondial que local.

Sur le thème « Dialogue et compréhension mutuelle », l’Année vise à encourager le rapprochement des générations. Elle devra promouvoir des idéaux de paix, de respect des droits de l’homme, des libertés et de la solidarité.

Elle cherchera également à encourager les jeunes à agir en faveur des objectifs de progrès et de développement, y compris les Objectifs du Millénaire pour le développement, qui visent à réduire d’ici 2015 les maux sociaux qui vont de l’extrême pauvreté et la faim à la mortalité infantile et maternelle en passant le manque d’accès à l’éducation et aux soins médicaux.

Plusieurs manifestations internationales sont déjà prévues dans le cadre de cette année spéciale, dont la tenue du 5ème Congrès mondial de la jeunesse, qui aura lieu du 31 juillet au 13 août à Istanbul, et la Conférence mondiale pour la jeunesse de Mexico, du 24 au 27 août. Ces deux rassemblements mettront l’accent sur la jeunesse et le développement durable dans le cadre des Objectifs du Millénaire pour le développement.

Les Jeux olympiques de la jeunesse qui se tiendront du 14 au 26 août seront censés inspirer la jeunesse du monde à représenter et à exprimer les valeurs olympiques d’excellence, d’amitié et de respect.

Contact :

youth@un.org ou http://www.un.org/youth

Flux RSS des articles Flux RSS des commentaires Connexion