Démocratiser l’accès aux grandes Écoles de la Culture

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Le 23 février, Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture et de la Communication, Luc Chatel, ministre de l’Éducation nationale, porte-parole du Gouvernement, et Marc Ladreit de Lacharrière, président de la Fondation Culture et Diversité, ont rencontré les lycéens du programme « Égalité des chances » à l’École du Louvre à Paris.

Témoigner d’une expérience exceptionnelle. Deux ans après la signature d’une convention entre la Fondation Culture et Diversité, le ministère de l’Éducation nationale et le ministère de la Culture et de la Communication, Marc Ladreit de Lacharrière, Président de la Fondation a accueilli le 23 février Frédéric Mitterrand et Luc Chatel pour une rencontre exceptionnelle avec les élèves issus de l’éducation prioritaire du programme Égalité des chances à l’École du Louvre à Paris.
Cinquante élèves de terminale, issus de lycées des quartiers défavorisés, passent actuellement une partie de leurs vacances à l’Ecole du Louvre pour suivre un stage intensif de préparation au test d’entrée. Une dizaine d’étudiants, qui ont déjà intégré l’Ecole du Louvre grâce au programme « Egalité des chances », ont témoigné de leur expérience devant leurs camarades.

Les trois étapes de la réussite. Les programmes « Égalité des chances » sont mis en place en partenariat avec l’Éducation nationale et les écoles supérieures culturelles et artistiques sous tutelle du ministère de la Culture. Ces programmes comprennent trois étapes :
1. Information et sensibilisation des lycéens : Visite des écoles partenaires, présentation des cursus et des enseignements, découverte de grands lieux du patrimoine, tutorat des lycéens par des étudiants des écoles, présentation des débouchés professionnels.
Depuis 2006, environ 3 000 élèves issus de l’éducation prioritaire ont été sensibilisés, informés sur les Écoles partenaires et leurs débouchés professionnels.
2. Préparation au concours dans le cadre de stages : Organisés pendant les vacances scolaires, ils sont proposés aux élèves de terminale les plus motivés.
Environ 300 élèves, sélectionnés sur leur profil et leur motivation en partenariat avec les équipes pédagogiques des lycées, ont participé à ces stages « Égalité des chances ». Pour la seule année scolaire 2008-2009, 12 élèves ont intégré l’École du Louvre (avec un taux de réussite au test presque 3 fois supérieur au taux moyen national) et 16 élèves ont intégré des écoles d’art ou des classes préparatoires publiques sur concours.
3. Accompagnement des élèves lors de leur scolarité dans les écoles : Tutorat, monitorat, bourses, prise en charge des frais d’inscription, aide au logement ou aide pour trouver des stages sont proposés aux élèves qui ont intégré les Écoles partenaires.
En 2 ans, 16 élèves ayant intégré une École d’art ont été soutenus par une bourse de la Fondation. Tous les élèves qui avaient intégré une École d’art en 2008-2009 sont passés en deuxième année. En novembre 2009, la première boursière de la Fondation Culture et Diversité a intégré l’Institut national du patrimoine et devient ainsi conservateur. Les élèves des programmes d’égalité des chances avec la Fémis et avec les écoles d’architecture passeront les concours dans les mois à venir.

« Égalité des chances » à l’École du Louvre.
1.Entre 200 et 300 élèves sont sensibilisés et informés chaque année.
2. En 2008-2009, sur les 43 élèves ayant participé au stage, 16 ont été admis à l’École du Louvre, soit un taux d’admission de 37 % (contre 14 % pour le taux moyen national).
3. Les élèves admis à l’École du Louvre bénéficient d’un tutorat tout au long de leur scolarité. Un suivi hebdomadaire et spécialisé, assuré par un tuteur faisant partie du corps professoral de l’École du Louvre, leur est proposé. Des cours de soutien en méthodologie sont dispensés dans les locaux de la Fondation Culture et Diversité tous les 15 jours par un conservateur enseignant à l’École du Louvre.

La Fondation Culture et Diversité. Créée en octobre 2006 par Marc Ladreit de Lacharrière, Président-directeur général de Fimalac, la Fondation Culture et Diversité est née de la conviction que l’un des défis majeurs que doit relever notre société est de permettre au plus grand nombre un égal accès à ce qui constitue nos repères culturels et aux pratiques artistiques. Elle a donc mis ainsi en place des programmes d’ « Égalité des chances » avec l’École du Louvre mais aussi avec la Fémis, les Écoles supérieures d’art en Ile-de-France, les Écoles nationales supérieures d’architecture et la classe préparatoire pour l’Institut national du patrimoine.

D’après culture.gouv.fr

L’école au défi de la culture informationnelle

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archives ouvertes

La nécessité de former les élèves à l’usage maîtrisé des TIC et de l’information fait désormais l’objet de discours consensuels parmi les acteurs de l’éducation. Cet impératif figure en bonne place dans le « socle commun » des connaissances de l’école et la liste des nombreux signes de la montée en puissance de la maîtrise de l’information ne cesse de s’allonger. Mais la plupart des discours officiels sur cette nécessaire formation des élèves font souvent l’impasse sur un certain nombre de questions ouvertes, complexes, parfois dérangeantes, portant notamment sur les défis du numérique, les finalités, les contenus et les acteurs d’une telle formation. L’objectif de ce texte est double : tout d’abord, resituer la question de la culture informationnelle, des savoirs et des apprentissages info-documentaires dans le contexte plus général de la crise de l’école face aux industries de programme et aux TIC. Il est impossible en effet de faire abstraction du contexte socio-technique et, avant de parler des défis propres à la culture informationnelle, il faut tenter d’identifier, de recenser et de décrire quelques uns des principaux défis de la « révolution informationnelle ». Dans un deuxième temps, il s’agira de dégager quelques pistes de réflexion sur deux dimensions de la culture informationnelle, étroitement liées : la question des finalités (en vue de quelles finalités faut-il former les élèves, en matière informationnelle ?) et celle des contenus de cette formation (sur quoi faut-il former ?).

Alexandre Serres
Maître de conférences en Sciences de l’Information et de la Communication
Co-responsable de l’URFIST de Rennes,
Membre du PREFics-Equipe du CERSIC
Université Rennes 2

A.Serres_Ecole_defi_culture_informationnelle.pdf(289.2 KB)

Pandémie grippale : maintenir le lien avec l’école

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TROIS MOIS DE PROGRAMMES RADIOPHONIQUES ET TÉLÉVISUELS

Le Plan de Continuité Pédagogique prévoit la diffusion par France 5 et France Culture de programmes destinés à assurer un lien pédagogique avec les élèves en cas de fermeture des établissements scolaires.
A la demande du ministère de l’Éducation nationale, ce plan comporte 264 heures de programmes télévisuels et 288 heures de programmes radiophoniques réalisés par le Centre national de documentation pédagogique, soit l’équivalent d’un trimestre, dans toutes les disciplines, du cycle 2 à la Terminale.
Le contenu de ces programmes, validé par l’Inspection générale, provient en grande partie du fonds audiovisuel du CNDP et des Centres régionaux de documentation pédagogique. Ces diffusions, quotidiennes, se présentent comme des programme « standards », avec un présentateur et des animateurs par disciplines et par niveaux.
Des comédiens anglophones et germanophones interviendront lors des émissions de langues vivantes et des images de synthèse seront utilisées en sciences physiques et SVT.
Pour une mise à disposition immédiate en cas de fermeture des établissements, France 5 et France Culture ont ces programmes en leur possession et les grilles de diffusion sont déjà constituées, à raison de 4 jours de programmes par semaine pendant 3 mois.

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